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assoc +ministères : création d'une filière pro

 
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béné25


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MessagePosté le: Dim 15 Nov - 00:02 (2009)    Sujet du message: assoc +ministères : création d'une filière pro Répondre en citant

Depuis septembre, les personnes  présentent dans le GIA,(UNAPEI, FNASEPH, PEP, APF, APAJH, T21-France, CNSA, DGAS, divers ministères (Education nationale, solidarité travail) et depuis peu UNAISSE et syndicat enseignant siégeant au CNCPH) ont passé pas mal de temps à cibler pour savoir si le choix se porterait sur "professionnalisation" de l'existant ou "création d'un métier nouveau"
(GIA = groupement interministériel et associatif)


Je vous transmets ici la position de l'Unaïsse sur ce travail :

"Voici en substance la vision du métier que défend l'UNAISSE.     VOS REACTIONS SONT ATTENDUES.
Nous ne servirons pas de caution à un projet qui se trouverait contraire en tous points à celui ci dessous,
 qui nous semble lister les conditions de réussite de la création d'un métier d'accompagnant.

Il faut remarquer qu'il est acquis maintenant que
 la création de ce métier (ou de cette nouvelle spécialité)aura pour terrain d'intervention l'ensemble des espaces sociaux de droit commun (structures d'accueil de la petite enfance, clubs sportifs, lieux culturels, école, péri-scolaire, centre de loisirs, etc) ainsi que le
domicile (cette dernière questione est beaucoup discutée) à option des familles selon handicap et age des enfants concernés.

Ceci précisé pour bien comprendre qu'il ne s'agit pas d'un métier centré sur l'école - mais que l'école fait partie des espaces d'intervention.

Deux préalables :

1> il faut commencer par reconnaître que les accompagnants se situent dans un processus large qui est celui d'une redéfinition des relations entre le médico-social et l'ordinaire, et qu'il était indispensable de situer la réflexion sur l'accompagnement dans ce processus,
 donc de penser en relation avec l'ensemble des autres "terrains" : formation des enseignants, formation des personnels des MDPH, coopération EN/médico-social, etc.).

2> rester à un niveau V de formation (=CAP/BEP), et  créer une spécialisation de métiers déjà existants (comme AVSociale ou AMP), aurait pour nous,  comme effets, l'exact contraire de ce qui est (nous espérons) recherché.
 D'une part la composition de ces métiers en terme de genre est quasi-exclusivement féminine (et alors comment individualiser un accompagnement si la personne accompagnée nécessite une présence masculine ?), avec une moyenne d'âge relativement élevée,

 d'autre part le niveau de formation V ne permet pas d'être en possession des outils pour faire face à tout ce qui se
joue la fois dans la relation avec la personne accompagnée (en terme de projection, de transfert, etc.) et de tout ce qui se joue en terme de
jeu et d'enjeu dans le foisonnement des effets de l'histoire spécifique des champs dans lesquels les accompagnants interviennent - notamment
dans l'indispensable relation de coopération avec les autres professionnels. Donc nous ne voulons pas d'un niveau 5 de formation, en deçà des exigences requises par le métier.

Notre vision à l'UNAISSE  est la suivante :

> un métier spécifique qui fonde sa spécificité sur la pratique professionnelle de l'accompagnement (cette notion, très en vogue depuis
une vingtaine d'années, a été revendiquée par une immense partie des "métiers de la relation" comme une extension de leur professionnalité
initiale. Il ne s'agit pas de les concurrencer sur cette extension, mais de fonder une professionnalité spécifique dessus.)

> la reconnaissance du fait que l'accompagnant intervient au sein d'un large processus complexe de redéfinition des relations entre "ordinaire"
et "spécial", pour dire vite ; un processus dont il est un vecteur de réussite parmi beaucoup d'autres. Ceci implique que l'accompagnant doit savoir dans quel moment de l'histoire il intervient, quelle sont ses origines, quelles sont les logiques qui le portent et qu'il porte, quels sont les enjeux de ces nouvelles logiques, etc.

> ce métier doit  être un métier de niveau III au moins, puisque les connaissances nécessaires pour se situer à la fois dans la relation avec la personne accompagnée et sa famille, dans la relation aux contextes institutionnels multiples au sein desquels il intervient et dans la relation aux autres professionnels - dont il doit connaître la logique et le vocabulaire
(plus particulièrement celui des enseignants puisque la majorité des élèves en situation de handicap sont également des élèves à besoins
éducatifs particuliers, donc, si la conception et la responsabilité pédagogique et didactique doit rester enseignante, l'accompagnant
intervient nécessairement dans la mise en œuvre des dispositifs pédagogique et didactique) sont très importantes et doivent concerner le
Droit, l'histoire, la sociologie, la psychologie, etc.

> le travail de formation sur le vocabulaire et les catégories doit être central : si l'accompagnant doit connaître, dans les grandes lignes, les
catégories de pensée des autres professionnels (ce qui n'implique pas qu'il en soit spécialiste) afin de pouvoir échanger avec eux, il doit
aussi être formé à une lecture critique permanente de ce que portent en elles ces catégories en terme de vision défectologique du handicap, et
en terme de processus de reproduction de ces catégories.
 En prenant au sérieux ce qu'avance Pierre Bourdieu quand il dit que les structures sociales existent objectivement deux fois, à la fois dans les choses et dans les corps, il est nécessaire que les accompagnants soient formés a minima à ne pas prendre à leur compte, en tant qu'outils d'analyse de leur positionnement, des catégories qui devraient constituer plutôt l'objet de leur analyse produite aux fins de leur positionnement. Tel est l'enjeu pour que l'inclusion soit réelle et permette de sortir de la vision purement et uniquement négative et défetologique du handicap toujours mis en relation à la norme. Si l'on veut que la personne en situation de handicap trouve réellement sa place dans la société (c'est tout l'enjeu de l'inclusion , concept qui sous tend la loi de février 2005) , il faut nécessairement changer de catégories de penser sur les situations de handicap et penser en terme d'accessibilité et de compensation de l'environnement et pas uniquement de la personne elle meme.

> Erving Goffman parle des "initiés" dans son livre "Stigmates", :
c'est à dire des personnes qui connaissent les effets dans le temps et dans l'espace des différentes formes de déficience, et qui savent réagir. Les accompagnants font partie des initiés, au même titre que les parents, ou les membres de la famille. Tout l'enjeu du métier d'accompagnant est dene pas garder ce statut "d'initié" comme une spécificité absolue : au contraire, il doit travailler à une "ordinarisation du spécialisé" (et
non une "spécialisation de l'ordinaire", comme disent certains) et donc travailler sa position d'accompagnant en tant qu'elle permette aux
professionnels enseignants ou animateurs ou éducateurs de jeunes enfants ou autres (et également les pairs, les autres enfants ou jeunes) de
devenir eux aussi des "initiés", rendant ainsi sa présence peu à peu inutile.

> il doit exister un service "d'accompagnement à l'accompagnement", qui soit la responsabilité hiérarchique des accompagnants, service qui soit
exclusivement consacré à l'analyse collective des pratiques (incluses dans le temps de travail), à la formation et à l'encadrement

> l'accompagnant doit non seulement accompagner les enfants mais également la structure accueillante - l'objectif est bien de ne pas reproduire une institution spécialisée faite corps, t ce qui arrivera si un niveau de formation suffisant n'est pas mis en place.

> un niveau III est le minimum nécessaire, autant pour que soit effectif les objectifs qu'ils concourent à mettre en œuvre que pour que les
autres professions du champ de l'enfance handicapée puissent envisager le passage au métier d'accompagnant comme autre chose qu'un déclassement

> il est un argument récurrent de nos adversaires qui disent qu'on ne peutenvisager une carrière comme accompagnant et que cela doit rester un jobpour les jeunes (au passage cet argument se retourne contre ceux qui lebrandissent et qui soutiennent en ce moment l'extension du champ
d'intervention des AMP ou des AVSociale).
 Pour nous, l'âge avançant, un accompagnant pourrait descendre dans l'échelle scolaire, puisque les
compétences à mettre en œuvre dans le primaire, et en particulier en maternelle, sont particulièrement aigües et donc bonnes pour
correspondre à des accompagnants expérimentés. Il pourrait également prétendre à devenir encadrant, et à travailler au sein du service
"d'accompagnement à l'accompagnement", ou simplement prétendre à devenir enseignant, ce qui représenterait une promotion en terme de niveau de formation, les enseignants passant au niveau I, niveau master, dès l'an prochain.

> enfin, ce métier doit être pensé en lien avec ce qui est en chantier au niveau de la formation des enseignants, au niveau de la qualité de
l'accueil des MDPH futures MDA, des dispositifs à créer pour améliorer la qualité des relations entre EN et médico-social et pour permettre la
non-déperdition des solutions éducatives qui ont été créées au sein du "spécial"... il ne peut pas être pensé isolément de l'ensemble du champ
dans lequel il intervient.

Voilà pour l'essentiel. N'hésitez pas à réagir et à nous questionner si certaines notions abordées dans cette présentation vous sont étrangères."
Je me propose de faire le lien entre l'Unaïsse(http://unaisse.free.fr) et nous et vous invite à réagir.
On peut lire les CR sur le site PEP:
-réunion du 22 septembre:
http://extranet.lespep.org/e_upload/pdf/pj_reunion du 22 septembre_men.pdf

-réunion du 29 septembre
http://extranet.lespep.org/e_upload/pdf/pj_dsms_reunion_avs_29092009pi.pdf
 
Le dossier lié aux réunions interministérielles (ministère Luc Chatel et secrétariat d’Etat Nadine Morano) qui, avant décembre doit permettre une prise de position relative à la pérennisation des AVS (PEP infos n°31 du 25/09/2009 et n°32 du 02/10/2009).
http://extranet.lespep.org/ewb_pages/p/pep_infos_9697.php
-réunion du 13 octobre 2009 Publié le 15/10/2009
http://extranet.lespep.org/ewb_pages/d/document_pep_9707.php

le CR de la réunion du 22 octobre n'a pas été  encore publié.

voici le CR de la derniere réunion de travail
http://extranet.lespep.org/e_upload/pdf/pj_cr_renunion du_6_ novembre.pdf

et le CR du référentiel d'activités

http://extranet.lespep.org/e_upload/pdf/pj_referentiel_fonctions_activites_…

Voilà de quoi réfléchir, n'est-ce pas ???
Bon courage à tous et merci de votre collaboration  Wink
_________________
"La normalité n'est pas le summum de ce qui peut s'atteindre" AC Damaggio.
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MessagePosté le: Dim 15 Nov - 00:02 (2009)    Sujet du message: Publicité

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